La deuxième édition du Bref International Short Film Festival s’est achevée avec un bilan plus que positif : plus de 1800 présences enregistrées du 22 au 26 avril 2026 pour cet événement désormais bien ancré dans le paysage culturel valdôtain. Organisé par AIACE VDA, le festival a proposé 76 courts métrages – entre documentaires, films d’animation et fictions – accompagnés de moments de rencontre, d’ateliers et d’échanges ouverts à tous.


Au-delà des chiffres, Bref confirme sa vocation : créer un espace de réflexion collective autour de thématiques contemporaines, notamment celle de la « résistance » aujourd’hui. Une réflexion qui résonne particulièrement avec les valeurs portées par le SAVT, partenaire et sponsor de l’événement.
Comme l’a souligné la directrice artistique Alessia Gasparella, le festival s’impose déjà comme un rendez-vous attendu par la communauté valdôtaine mais même par un public varié, des professionnels du secteur audiovisuel aux passionnés de cinéma, y compris venus de villes comme Paris ou Rome.
Dans ce contexte, la présence du SAVT prend tout son sens. En tant qu’acteur engagé dans la défense des travailleurs, le syndicat a choisi de soutenir activement le festival, en y apportant une contribution concrète et cohérente avec son identité : le Prix SAVT – Meilleur court dédié au thème du travail.
Pour cette édition 2026, le prix a été attribué au film L’mina de Randa Maroufi, une œuvre forte et engagée qui plonge le spectateur dans la réalité des mineurs de Jerada, au Maroc. À travers une mise en scène construite avec les habitants eux-mêmes, la réalisatrice restitue les gestes, les conditions de vie et les drames liés à une activité officiellement disparue mais toujours pratiquée clandestinement.
Le choix du SAVT n’est pas anodin. Comme le souligne la motivation du prix, L’mina fait écho à une histoire universelle du travail, faite de dignité, de fatigue et de lutte. Le film rappelle aussi, en filigrane, l’importance des mouvements collectifs et solidaires qui ont permis, hier comme aujourd’hui, des avancées concrètes pour les droits des travailleurs.
Le parallèle avec le roman Germinal d’Émile Zola n’est pas seulement esthétique : il renvoie à une mémoire sociale toujours vivante, celle des luttes ouvrières et des communautés construites autour du travail.
En soutenant Bref et en valorisant des œuvres comme L’mina, le SAVT affirme une ligne claire : la culture n’est pas séparée du monde du travail. Elle en est un miroir, parfois un révélateur, et souvent un levier pour nourrir une conscience collective. C’est précisément dans cette rencontre entre cinéma et réalité sociale que se construit, aujourd’hui encore, une réflexion utile et nécessaire pour l’avenir des travailleurs.
Genny Perron
