Un travail digne, capable de faire vivre les familles malgré l’inflation et les tensions globales. Et, en arrière-plan, un point qui revient dans toutes les interventions : la négociation syndicale reste centrale, y compris face aux transformations liées à l’intelligence artificielle.
À Verrès, la matinée s’est déroulée sans rupture. Le cortège des travailleurs et des organisations syndicales a traversé le bourg, avec un arrêt en place XXV Aprile pour l’hommage aux morts. Un passage chargé de sens dans une commune qui garde la mémoire du 1er mai 1944, célébré ici par les partisans, comme l’a rappelé le maire Alessandro Giovenzi.








En place Chanoux, Jean Dondeynaz est intervenu au nom de la CGIL, de la CISL, de la UIL et du SAVT. Il a rappelé que « l’algorithme n’est pas neutre » et que l’intelligence artificielle doit être encadrée en plaçant l’humain au centre. Si les données sur l’emploi restent positives en Vallée d’Aoste, le recours au travail saisonnier et le manque de services pour les jeunes continuent de peser.
En l’absence de Wilma Gaillard, Igor De Belli a évoqué les populations en guerre et insisté sur la sécurité au travail et la défense de l’industrie, tout en critiquant un décret gouvernemental du 1er mai jugé non concerté.
Pour le SAVT, Claudio Albertinelli a insisté sur un point précis : « Mettre en discussion les contrats “pirates” est un signal important. » Avant de préciser : « La dignité du travail se joue aussi là, dans des règles claires, dans des contrats qui protègent réellement les travailleurs et évitent les dérives. »
Enfin, la nouvelle secrétaire régionale de la UIL, Erika Iamonte, a rappelé l’importance de l’unité syndicale dans la négociation.
Présent également, le syndicat des journalistes valdôtains (ASVA), engagé pour le renouvellement de la convention collective FIEG-FNSI. Le 16 avril, pour la troisième fois en 2026, les journalistes ont fait grève : une convention collective bloquée depuis dix ans.

G.P.
